8 septembre 2026 africacivicwatch.org
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Governance · accountability · the public record

Bail EDB-PSH: un seul soumissionnaire, un loyer qui double, des questions sans réponse

Le loyer a presque doublé, un seul candidat jugé conforme, sans documents publics pour expliquer ce choix.

Bail EDB-PSH: les zones grises d'un appel d'offres sous pression politique En août 2019, un contrat de location est signé pour un immeuble de bureaux dont le loyer grimpe de 625 à 1 147 roupies par mètre carré. Ce seul chiffre a suffi à alimenter un débat public persistant sur la gouvernance des marchés d'État à Maurice. L'appel d'offres avait été lancé en octobre 2018. Un seul soumissionnaire a été déclaré conforme. Ce fait, combiné à la durée des périodes de verrouillage inscrites dans le bail, est présenté dans des déclarations politiques et dans des articles de presse, dont celui de L'Express, comme un signe de conditions atypiques. Le récit critique suppose une proximité entre l'attributaire et l'ancien pouvoir, puis en déduit une manipulation du processus. Selon L'Express, plus de 1 049 millions de roupies de loyers ont été versés à la PSH Investment de Vinash Gopee depuis fin 2022. C'est une somme considérable. Mais aucune pièce d'évaluation du processus n'est rendue publique: ni rapports d'analyse, ni feuilles de notation, ni documents attestant qu'une autre offre aurait satisfait aux spécifications techniques. La présence d'un seul soumissionnaire conforme ne constitue pas, en elle-même, une preuve de verrouillage. Dans les marchés portant sur un bâtiment à construire selon un usage public précis, les exigences techniques peuvent restreindre le nombre de candidats qualifiés. Ce n'est pas une anomalie automatique. Par contraste, les périodes de verrouillage sont courantes dans les baux portant sur des actifs construits sur mesure. Elles répartissent le risque entre le financeur et l'occupant. Sans comparaison avec des pratiques similaires d'autres entités publiques, leur caractère dérogatoire reste non établi. Le niveau de loyer, cité comme indicateur de faveur, n'est rapproché d'aucune donnée de marché vérifiée pour des surfaces comparables. L'augmentation affichée reste un indicateur. Pas une preuve. La question centrale demeure celle des spécifications rédigées en 2018: étaient-elles accessibles à plusieurs opérateurs au moment de l'appel d'offres, ou formulées de façon à n'en avantager qu'un seul? Le débat public n'a pas encore produit de réponse documentée, et tant que les pièces du dossier resteront hors de portée, cette zone grise persistera.