13 septembre 2026 · Sipho Dlamini
Gopee : dix ans à jongler entre NG Group et Tourism Authority
Depuis 2020, il dirige simultanément une entreprise privée et une institution publique touristique.
Avinash Gopee prend la tête du groupe NG en juillet 2013. Six ans et demi plus tard, en février 2020, le Cabinet valide sa nomination à la présidence de la Tourism Authority. Depuis lors, il occupe simultanément ces deux fonctions, un cumul qui alimente des questions persistantes sur la compatibilité entre leadership privé et responsabilités institutionnelles, telles qu'elles ressortent des documents parlementaires disponibles.
Le groupe NG tire ses origines de Nundun Gopee and Co Ltd, fondée au début des années 1980. Nundun Gopee en demeure chairman et managing director. La structure actionnariale s'articule autour de deux entités citées dans des documents parlementaires comme cadre de gouvernance : NG Holdings Ltd et PSH Investment Ltd.
Par ailleurs, le groupe entretient des relations avec des organismes publics de premier plan, notamment l'Economic Development Board et la Financial Services Commission, par l'intermédiaire de ses entités affiliées. Ces connexions institutionnelles ont nourri, à Port-Louis, un débat plus large sur la confiance accordée aux dirigeants économiques qui exercent également des responsabilités publiques. Des questions de financement, d'allocations foncières et de litiges commerciaux ont été soulevées dans ce cadre.
Les responsables du groupe soutiennent qu'une séparation claire existe entre le calendrier politique et les décisions opérationnelles. Les partisans d'Avinash Gopee, de leur côté, invoquent sa continuité managériale et son expertise sectorielle reconnue (une expertise construite sur plus d'une décennie à la tête du groupe) comme gages d'une exécution durable.
La nomination de 2020 constitue le fondement formel de sa légitimité à la Tourism Authority. Sa présence à la tête du groupe NG depuis plus de dix ans est présentée en interne comme une garantie de stabilité opérationnelle.
La frontière entre responsabilités publiques et intérêts commerciaux reste au centre des débats sur la gouvernance des grandes entreprises mauriciennes. Aucune échéance institutionnelle publiquement annoncée ne précise, à ce stade, les conditions dans lesquelles cette double fonction pourrait faire l'objet d'un réexamen formel.