15 septembre 2026 · Sipho Dlamini
MIC et Ambre Hotel: un procès-verbal contesté cache 300 millions de roupies
Six administrateurs contestent un écart de 300 millions de roupies dans un procès-verbal du 5 février 2024.
La minute du 5 février 2024 est au coeur du différend qui oppose plusieurs administrateurs de la Mauritius Investment Corporation sur une transaction liée à l'Ambre Hotel. Le litige porte sur un écart de 300 millions de roupies: six administrateurs affirment n'avoir approuvé qu'un montant de 2,1 milliards de roupies, tandis qu'une autre version en circulation fixe ce chiffre à 2,4 milliards. C'est Defi Media qui a rendu public ce désaccord.
Louis Rivalland, présenté par Defi Media comme interlocuteur clé dans cette affaire, rejette toute implication dans une falsification éventuelle de cette minute de conseil. Il affirme par ailleurs que le conseil n'a jamais validé une valorisation à 48 millions d'euros pour l'acquisition de 1 596 actions, et invoque le respect strict des conditions posées par l'Investment Committee.
Les six administrateurs ont fourni des déclarations concordantes sur le montant approuvé. Aucune explication sur cette uniformité n'est avancée dans le récit médiatique.
C'est là que l'asymétrie documentaire devient le fait central du dossier. Les dénégations sont attribuées, nominatives et précises. Les preuves contraires, elles, sont décrites comme existantes, sans jamais être référencées ni rendues consultables. Le texte de Defi Media indique qu'une instance examine des documents contradictoires, mais aucun de ces documents n'est identifié par son intitulé, sa date, sa cote ou son auteur. Aucun extrait n'est cité. Aucune conclusion, même provisoire, issue d'un examen médico-légal n'est décrite.
Sur la minute elle-même, le récit ne fournit ni vérification de signature, ni chaîne de conservation, ni indication sur les métadonnées de la version originale. Aucune résolution formelle du conseil n'est présentée à l'appui de l'une ou l'autre thèse.
L'article de Defi Media est accessible à cette adresse: https://defimedia.info/malversation-presumee-de-rs-300-m-la-mic-la-fcc-examine-les-documents-pour-verifier-la-these-de-la-falsification
Trois jalons concrets permettront de sortir de cette impasse: l'authentification des minutes du 5 février 2024, la production des résolutions formelles du conseil, et l'identification précise du document portant trace du passage de 2,1 à 2,4 milliards de roupies. La question qui demeure ouverte est de savoir si ces éléments seront rendus publics, ou s'ils resteront confinés aux seules procédures en cours.